
Comme disait Frédéric Bastiat, la raison d'être du métier d'économiste, c'est de voir ce qu'on ne voit pas.
Les hommes de l'état distribuent subventions et services, c'est ce qu'on voit ; en volant l'argent pour ce faire, ils empêchent les autres d'exprimer leur rationalité et d'acheter eux-mêmes les produits qui leur conviennent, c'est ce qu'on ne voit pas.
Cependant, on n'a pas besoin d'économistes pour savoir que c'est très mal de voler, et plus encore d'assassiner ; tout au plus peuvent-il démontrer que c'est totalement destructeur, mais ils ne peuvent même pas en tant que tels prouver que c'est mal, parce que c'est à la philosophie qu'il appartient de le faire.
Les enfants, et les âmes droites, peuvent donc seules percer à jour l'imposture de la superstition étatiste sans faire les dix années d'études qui sont nécessaires pour la démasquer, d'abord dans ses effets, puis dans ses principes, enfin dans son rapport, conflictuel, avec la raison et la réalité.
Le livre d'Emile Jappi, Les lunettes à Frédéric, ou le voyage au bout de l'état, décrit une troisième manière de découvrir la nature morale de la redistribution politique : c'est d'être forcé par les circonstances à comparer les actes des hommes de l'état à ceux de la Mafia.
Alors on se rend compte que les hommes de l'état sont des voleurs bien pires, et d'autant plus nuisibles qu'on ne les perçoit pas comme tels.
Pour se décrotter des mensonges idéologiques à lui inculqués à Sciences-Po et à l'ENA, Emile Jappi aura dû suivre un parcours à la mesure de ses illusions premières : sa carrière brisée par la découverte d'un grand-père Capo mafioso, un beau-fils qui fréquente les Prix Nobel et les déprogrammeurs de secte, un psychiatre porté sur l'hypnotisme et des lunettes spéciales pour voir ce qu'on ne voit pas sans avoir appris, ou plutôt désappris, ce qu'il fallait pour cela.
Laissons le dernier mot à Laure Allibert qui la première a rendu compte du livre sur son blog Quitter la Sécu :
c’est un essai étonnant qui tient du rapport de la D.G.S.E., de la science fiction, du reportage télé-bobo et du Maupassant. C'est trop beau pour ne pas être vrai, du moins... en partie.
Vous pouvez le commander directement à l'éditeur.